"Mét'amorphose humaine" 2006

Publié le par littlemousea

 

La vie, le bonheur n’existent que par petites bribes d’intensité variable...   Tout commençait par une masturbation mentale?  L’esprit imposait sa ritournelle de questions… Les profondeurs superficiellement révélées. Faire avec ce qu’on est , ce qu’on a. L’a peu près. La paralysie asphyxiante. Le fourmillement immobile. T’as un truc, à faire sortir, à projeter contre un mur, à épingler hors de toi définitivement, comme un trophée d’un autre temps. Evanescence perdue dessous. Le vide apparent, l'essence discrète. Vrombissement sourd. Peu de nuance pseudosdécouvertes plaquées, au delà, discours.  Le temps, la saveur, la subtilité manquent… Mais c'est là,  subtilement  dans ce courant d’air impur,  tournoiement, écoeurement que vient, la danse.  Le temps, la patience et cet engouement à vouloir vivre à tout prix. Dans ce huis clôs d’immeubles, dans la grisaille. Le ciel est bleu pourtant. Pourquoi revenir sur ce qui est. C’est… alors, silence. Grisé, par la déconsidération ambiante. Embryon de rien. Avortement de tout. Décomposition putréfaction, décrire ces états, sortir le dégoût…. Vomir cette lâcheté de tous les jours, vomir cette garantie sécurisante. Cette absence de lien réel aux essences, cette solitude apeurée. Rentrer dans ce discours poisseux des esprits enlisés jusqu' au bout, alors ! Tester, jusqu'à la moelle l’alcool, la décrépitude, la nostalgie, l’horreur humaine dans sa déperdition. Réinstaurer le rêve, il faut réinstaurer le rêve, l’aigritude doit aller au placard. La vie, symphonie, se révèle en bribes, s’accorde dans la torpeur, la fusion à l’univers, ce centre de nous même, explosion commune à la galaxie des êtres sensibles et pensants. La bassesse  de soi est rude. Jugement apocalyptique retranché. Dédain inavoué, perceptible. Dieu que la main tendue arrive toujours à temps de ces limites suffocantes. Ouf ! Une fois la merde sortie on pourrait libérer de l’espace,  préserver la pousse intacte et  pure. Pourvu qu’il en reste…  Gommer les erreurs, l'agonie lente des déceptions, perdre de sa chair, rouli de soi, désillusions ?  Un point de vue sans doute. Combattre ses propres démons…. Agir. Incarner les résolutions spirituelles, émotionelles aussi : Réver. Répéter, répéter les mêmes choses, seul le décor change, constater le gâchis, Désespérer. Et le vomir d’ennui. Vomir vomir. Purifier. Décrasser les antennes des mesquineries…. de soi, Renaître !

... n’être qu’un Homme... 

 

 

 

 en "Mét'amorphose humaine" 2006

 

 

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Publié dans texte perso

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